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Coli-voiturage en Alsace

Depuis la mi-juin, le site "colis-voiturage.fr" se propose de mettre en relation des particuliers pour permettre à des amis ou des membres d'une même famille de faire transiter des objets par la route sans passer par la Poste.

www.colis-voiturage.comBasé sur le principe du covoiturage, le "colis-voiturage" est disponible pour quiconque veut envoyer un objet par le biais de "messagers" qui sont en fait des automobilistes effectuant régulièrement ou ponctuellement un trajet.

Par exemple une mère de famille habitant Molsheim dans le Bas-Rhin souhaitant envoyer son ancienne machine à laver à son fils à Bordeaux  indiquera la taille et le poids du colis. Une fois mis en relation par courriel, tous deux négocient la rémunération et conviennent des modalités
d'envoi de l'objet.

Une capote de 2CV pliée, des sacs de vêtements, une planche à voile, un sommier démonté, du matériel de peinture, des pots de miel : voilà pêle-mêle quelques-uns des objets qui passent par le colis-voiturage pour trouver un nouveau propriétaire ailleurs en France.

"Des objets qui traînent au fond de la cave", résume Jean-François Rey, cofondateur de la SARL colis-voiturage.com dont l'idée à germé dans son esprit il y a deux ans. "J'avais de la famille dans le sud de la France et des objets sans valeur à faire transiter", se rappelle-t-il.

Après un an et demi de gestation, le site finit par voir le jour. "Il s'agit d'une utilisation des flux existants", selon l'expression de M. Rey qui considère que le colis-voiturage répond à une demande qui n'est pas satisfaite.

S'il s'agit en effet d'envoyer une machine à laver par la Poste ou une société de messagerie, une personne devra, compte tenu du poids de l'objet s'acquitter de plusieurs centaines d'euros de frais d'expédition, ce qui n'est pas forcément rentable.

"Avec la flambée du prix du pétrole, le contexte est favorable" pour ce type de service, estime-t-il. En trois semaines, le site dont les serveurs sont installés à Obernai (Bas-Rhin) a enregistré quelque 15.000 visites. Plus de 1.300 personnes se sont inscrites dont un millier de messagers potentiels.

Quant à une utilisation malveillante du colis-voiturage, comme l'acheminement de drogue ou autre, M. Rey admet qu'il y a une part de risque comme pour tout site de mise en relation, tels que les sites de rencontre. "On ne peut pas connaître les intentions des gens, c'est très difficile", reconnaît-il, "mais les messagers et les expéditeurs sont obligés de fournir leur numéro de téléphone, leur portable, la plaque d'immatriculation".

Pour le moment Jean-François Rey et ses deux associés, Olivier Negele le gérant, et Sascha Goepp patron d'une société d'édition de site internet gèrent tout eux-mêmes travaillant beaucoup la nuit.

A partir du 1er octobre, le site passera en version payante. Les messagers pourront alors s'abonner moyennant 5 euros par an.

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