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Emmanuel Didierjean

Rencontre avec Emmanuel Didierjean, Directeur associé de Lao Cai.

Vous êtes membre du Club des Ambassadeurs d'Alsace. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de votre engagement ?

« Je suis Alsacien, tout simplement… ou dans tout le paradoxe de l’Alsacien. Une maman née dans le Ried pendant la guerre, un papa né en Meurthe-et-Moselle juste avant, mais d’une famille originaire du pays welche. C’est ma maison, mon Heimat, diront certains. C’est l’endroit que j’aime quitter le plus souvent possible pour mieux y revenir. »

DRPouvez-vous nous décrire votre activité ?

« J’ai fondé l’agence Lao Cai pour poursuivre, sur un autre versant, mon activité première de journaliste. Nous proposons des services en matière de relations presse, relations publiques, mais désormais aussi en communication, avec un grand intérêt pour l’image de la marque avec laquelle nous collaborons. Mon associé, Philippe Rosa, et moi sommes convaincus que c’est l’expérience consommateur qui doit aujourd’hui guider les enjeux de communication.

Par ailleurs, j’ai replongé derrière un micro depuis le développement des podcasts, outils assez magiques, et qui me ramènent à ma passion première : la radio ! »

Quel a été votre parcours ?

« De la radio… transition toute naturelle avec la question précédente, certainement une déformation professionnelle de 15 ans de radio, d’abord chez France Bleu Alsace, puis principalement sur Top Music où j’ai co-animé la matinale pendant 12 ans, et couvert l’actualité de la région. Et comme alsacien est synonyme de gourmand ou de gourmet, je collabore avec Zepros, un magazine BtoB pour lequel je suis correspondant local pour les sujets liés au CHR. J’ai aussi le bonheur d’animer les podiums VIP de la SIG Strasbourg depuis près de 20 ans. Un rêve de gosse, car pour être sur le parquet je dois très humblement reconnaître que je n’avais absolument pas le niveau !!! »

Comment s'exprime votre engagement en faveur de l'Alsace ?

« Cet engagement, je l’ai vécu à 100% en animant deux émissions de radio consacrées à la scène musicale alsacienne. C’est inimaginable le nombre d’artistes de très haut niveau qu’abrite cette scène, qu’elle soit rock, folk, chanson française ou metal. Un groupe qui m’est cher, Dust In Mind, cumule plusieurs millions de vues sur Youtube, dans un style généralement décrit comme trop obscur ou violent. Aujourd’hui, je suis heureux de collaborer sur des projets qui mettent cette culture en avant, comme le festival SummerLied.

Et puis j’aime accueillir mes amis, ma famille et mes clients hors Alsace en leur faisant les honneurs de la région. Je n’aime pas leur dire que je vis dans un superbe endroit, je préfère tout faire pour qu’eux me le fassent remarquer, c’est tellement plus agréable ! »

Êtes-vous alsacien d'origine ou de cœur ?

« Alsacien de naissance. « CMCOiste de naissance », devrais-je même dire, comme de trèèèèèèèèès nombreux enfants alsaciens !!! »

Qu'est-ce qui vous plaît le plus en Alsace ?

« Tant de choses qu’il me serait très difficile de les lister, que ce soit patrimonial, culturel, gastronomique aussi, évidemment. Je préfère parler de ce qui m’y manque et ne pourra jamais changer : l’odeur iodée et le vent de l’océan ! »

S'il n'était possible d'utiliser qu'un seul argument, lequel choisiriez-vous pour inciter un de vos contacts à venir en Alsace ?

« Un argument géographique, nous sommes au carrefour de l’Europe : Prague est à peine plus loin que Paris, Göteborg à la même distance que Brest, Londres (même s’il y a le Channel à traverser), plus près de nous que Tours, Vienne plus proche que Perpignan… L’Alsace cœur et carrefour de l’Europe, c’est une réalité géographique. »

Quels sont vos « outils » pour vendre l'Alsace ?

« L’expérience consommateur : prouver qu’il fait bon vivre en Alsace via celles et ceux qui en ont fait l’expérience. Un consommateur, un habitant heureux qui le fait savoir vaudra plus que les meilleures campagnes de communication.

Il faut aussi, à mon sens, sortir du cliché d’une Alsace touristique avec ses cigognes et ses colombages, aussi beau ce cliché soit-il. Les bioclusters présents dans la région prouvent à quel point nous pouvons créer l’image (et la réalité !) d’une région de pointe. Il y a un vrai paradigme à changer. »

Si l'Alsace était...

  • Un moment ? « L’automne, si belle et colorée. Si douce aussi, parfois. »
  • Une histoire ? « Le Hans’em Schnockeloch. Je m’aperçois que rarement légende n’aura aussi bien convenu, et je m’y inclue totalement ! »
  • Un cadeau ? « Une Bugatti, le vrai modèle pour qui peut, un modèle réduit pour les autres. Bugatti est à mon sens l’un des plus beaux symboles d’une Alsace conquérante. »
  • Un sens ? « Le goût, assurément ! »
  • Une personne ? « Frank Ntilikina, qui a appris le basket dans les clubs strasbourgeois, est devenu professionnel à la SIG et a aujourd’hui son visage peint sur un building newyorkais ! Un exemple de réussite mêlant le talent, l’envie et une capacité d’écoute et de travail très rares. Et il n’a pas changé, toujours fier de son origine alsacienne. »

Un mot pour la fin ?

« J’avais entendu un acteur canadien dire « au Canada, je me sens d’abord Québecois, mais dans le monde je suis Canadien ». Je suis comme lui, en France je suis Alsacien, dans le monde je suis Français. Les deux sont bien plus complémentaires qu’on ne le croit. »

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