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Portrait d’Ambassadeur - Christophe Jarosz

Rencontre avec Christophe Jarosz, Réalisateur et Ambassadeur d’Alsace !

Vous êtes membre du Club des Ambassadeurs d'Alsace. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de votre engagement ?

Photo Studio Cui-Cui - Maison de l'Alsace à Paris« Je suis natif de Saint-Louis et fier d’être un enfant du Dreyeckland, allemand par ma mère et français par mon père, donc profondément alsacien. Je pense que l’Alsace est un territoire riche de sa double-culture franco-germanique, terrain de rencontre de la France et de l’Allemagne. C’est le message que je veux porter au sein du Club Alsace. »

Pouvez-vous nous décrire votre activité ?

« Je suis réalisateur de films. Je touche à tous les genres : Documentaire de création, Magasine-tv, et à présent films de fiction. Je travaille beaucoup dans la région Grand Est, mais aussi ailleurs en France. Mes projets me conduisent à voyager beaucoup. Dernièrement, j‘ai été en résidence de création à Djibouti, puis au Monténégro. Dans ces contrées lointaines, l’Alsace est vue comme une région riche et prospère, un lieu de vie privilégié.

En parallèle, je suis aussi spécialisé dans la recherche de décors pour le cinéma en Alsace. J’adore arpenter le territoire dans tous les sens pour proposer des lieux rares aux cinéastes qui ne connaissent pas la région. »

Quel a été votre parcours ?

« Lycée Jean Mermoz de Saint-Louis, puis 5 ans à l’Unistra en Lettres Modernes ; Erasmus à Rome ; Conservatoire libre du cinéma français à Paris, deux ans de Service civique comme dirigeant d’une Alliance Française à Madagascar, puis le démarrage de ma vie de réalisateur de nouveau Paris. Quelques années plus tard, mon retour à Mulhouse. Le désir de réaliser des films m’a toujours servit de point cardinal. »

Comment s'exprime votre engagement en faveur de l'Alsace ?

« Dans mes réalisations de magasines documentaires pour France Télévisions, j’ai eu à cœur de mettre en lumière la beauté et la singularité de l’Alsace. La richesse de notre patrimoine, mais aussi l’engagement des alsaciennes et des alsaciens. Mes films ont circulé sut tous les continents via la chaîne de la francophonie TV5 monde !

Dernièrement, j’ai travaillé au lancement du concept « Mulhouse ville de cinéma ». Je crois profondément dans l’idée qu’on peut ré-enchanter l’image d’une ville en la rendant belle sur le grand écran. Rendre les habitants fiers d’y vivre et donner au spectateur qui ne connaissent pas la ville la curiosité de se rendre sur place. Regardez le phénomène « Dunkerque ». Après la sortie du film de Christopher Nolan, les chiffres du tourisme ont explosé dans cette petite ville qui souffrait d’un déficit d’image. Avant le film, pas grand monde ne s’aventurait là-bas... Nous devons accueillir plus de tournages à Mulhouse et créer un éco-systeme local pour produire des films de qualité. Et ça marche ! Christophe Devilers, le référent institutionnel au sein de la M2A coordonne la dynamique avec maestria !

Pour apporter ma pierre à l’édifice, j’ai réalisé « Mulhouse, la ville prête à rêver », un documentaire 26 minutes pour France Télévisions, produit par Seppia et diffusé en début d’année sur l’antenne nationale.

Et surtout, je viens de réaliser un court-métrage de fiction ambitieux, « D-Iva », tourné entre le Monténégro et Mulhouse. J’y utilise le campus de la Fonderie comme un immense temple païen où mon personnage, une DIVA internationale se produit en spectacle. Le film est soutenu par la Région Grand Est et sera présenté en avant-première lors des Rendez-vous du cinéma franco-allemand, un évènement de prestige qui se tiendra cet automne  dans la cité du Bollwerk. »

D-IVA Êtes-vous alsacien d'origine ou de cœur ?

Les deux.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus en Alsace ?

« La sincérité, la timidité, la valeur accordée à la parole donnée, le goût du travail bien fait, de l’équité. »

Quels sont vos outils pour vendre l'Alsace ?

« Clairement, mes films. Et quand je suis à l’étranger, mes récits enthousiastes sur nos traditions : le bûcher de la Saint-Jean, la Saint-Nicolas, les vendanges et les fêtes des vins, les Grumpelturniers dans les villages reculés du Sundgau auxquels je participe au sein de ma vaillante formation, La Céleste. »

Si l'Alsace était...

  • Un moment ? « Je n’y ai pas assisté personnellement, mais mon ami l’historien de l’art Julien Kiwior m’a raconté l’événement avec émotion : le cercueil d’André Bord entrant dans la nef de la cathédrale de Strasbourg au son du chant des partisans, l’hymne de la résistance. Le départ toute en superbe d’un grand alsacien et d’un grand homme que j’ai eu la chance de côtoyer au sein de la Fondation Entente franco-allemande. »
  • Un cadeau ? « Pour bien enraciner notre histoire dans la terre d’Alsace, mon père a planté pour mon fils Gabriel, le jour de ses six ans, un beau tilleul. Nous avons choisi un lieu sûr où l’arbre pourra s’épanouir, non loin du Rhin et de la frontière allemande : au cœur de la Petite-Camargue alsacienne, poumon vert du Dreyeckland. »
  • Un sens ? « Le parfum enivrant des cerisiers en fleurs, dans le soleil du début mars, après le rude hiver, sur les coteaux ensoleillés du Sundgau. »
  • Une personne ? « J’aime bien Mali Arun, une jeune cinéaste originaire du 68. Un talent à découvrir ! »

Un mot pour la fin ?

« Ma devise : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. ». René Char »

Photo : Studio Cui-Cui - Maison de l'Alsace à Paris

Photo Studio Cui-Cui - Maison de l'Alsace à Paris

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