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Portrait d’Ambassadeurs – Richard Frontera

Rencontre avec Richard Frontera, Expert en bureau d’études depuis 17 ans.

Vous êtes membre du Club des Ambassadeurs d'Alsace. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de votre engagement ?

« Je suis un fils de l’Europe. J’ai grandi dans une culture hétéroclite et cela a fait ma richesse. L’Alsace a toujours été une région ouverte et riche, et je m’y retrouve très facilement. Ouverte sur les autres, notamment avec l’Allemagne et la Suisse voisines avec lesquelles elle partage une histoire commune, mais pas que. J’aime cette richesse, cette ouverture d’esprit, cette envie d’aller vers les autres, et sa tradition d’excellence dans tout ce qui est entreprit en Alsace. Mettre en avant et défendre cela n’est qu’une évidence pour moi. »

Pouvez-vous nous décrire votre activité ?

« Je travaille en bureau d’études depuis 17 ans. J’ai eu un parcours peu évident, assez haché au début, mais à force de persévérance et de volonté, je fais aujourd’hui parti de ceux qui sont capables de mettre en œuvre de belles choses en entreprise et qui sont moteurs, qui font avancer et évoluer les choses. On entend aujourd’hui de plus en plus parler de 3D, de maquette numérique, de digital twin, d’industrie 4.0, d’impression 3D. Tout cela fait partie de mon travail. »

Quel a été votre parcours ?

« Mon parcours a été peu évident, assez difficile. Non pas à cause de mes capacités ou facultés, mais à cause du contexte et de l’environnement dans lequel on a évolué mes frères et moi-même. A partir du moment où j’ai commencé à ne compter plus que sur moi-même, les choses ont commencé à changer et à évoluer.

J’ai grandi à Illzach, ou je fréquentais l’école Alfonse Daudet. J’ai ensuite été au collège Kennedy à Mulhouse, puis au lycée Schweitzer à Mulhouse aussi.

La suite se complique. Initialement, je souhaitais faire l’école d’ingénieur de Mirecourt, pour travailler dans le milieu du bois. J’ai donc intégré un BTS en ce sens, en Lozère, pour pouvoir intégrer cette école d’ingénieur, mais on m’a fait arrêter ce dernier après un an.

J’ai ensuite travaillé un an, pour mettre un peu d’argent de côté. J’ai ensuite commencé un DUT en génie des matériaux, ou j’ai découvert la CAO. J’ai dû abandonner aussi ce dernier, et j’ai recommencé à travailler, là encore pour pouvoir mettre de l’argent de côté. L’entreprise pour laquelle je travaillais a fermé, et je me suis retrouvé au chômage, ce qui m’a permis de suivre une formation de BTS en CAO a l’IPI de Colmar, ou j’ai été formé aux outils de CAO et ce qui peut s’y rattacher. Ca a été le début de mon parcours dans le monde de l’ingénierie. Je n’ai absolument aucun autre diplôme. »

Comment s'exprime votre engagement en faveur de l'Alsace ?

« Je suis natif de l’Europe, mais mon cœur et mon attachement va à l’Alsace. J’essaierai toujours de faire mon possible pour la mettre en avant et mettre en avant ses atouts et sa tradition d’excellence. »

Êtes-vous  alsacien d'origine ou de cœur ?

« Alsacien de cœur ! »

Qu'est-ce qui vous plaît le plus en Alsace ?

« Sa richesse de paysage, sa culture, la gentillesse des alsaciens de souche, ses magnifiques maisons a colombages, ses traditions culinaires et… son vin ! L’Alsace est belle, et on s’y sent bien. »

S'il n'était possible d'utiliser qu'un seul argument, lequel choisiriez-vous pour inciter un de vos contacts à venir en Alsace (pour visiter, étudier, travailler ou vivre) ?

« Venez et vous verrez ! »

Quels sont vos "outils" pour vendre l'Alsace ?

« Je pense que l’on n’a pas besoin d’outils pour vendre l’Alsace. L’Alsace se vend toute seule. Ce qu’il faut réussir à faire, de mon point de vue, c’est de réussir à maintenir cela, de ne pas le laisser mourir. Mieux ! Réussir à la faire progresser encore et encore, comme nos ancêtres alsaciens ont toujours su et réussi à faire. C’est un gros héritage qu’ils nous ont laissé, à nous de nous en montrer digne et de le faire vivre. »

Si l'Alsace était...

  • Un moment ? « Le massacre de Turkheim et ce qu’il s’est passé à l’après première guerre mondiale en Alsace. Cela met en évidence la résilience et la volonté de l’Alsace et de ses habitants. »
  • Une histoire ? « Le lièvre et la tortue ! En Alsace on ne se précipite pas, on fait, et on ne lâche pas, on n’abandonne pas. »
  • Un cadeau ? « Le plus beau que la vie puisse nous apporter, la vie, les bébés, apportés par nos belles « Storch ». »
  • Un sens ? « Celui de la rotation de la terre. Elle est imparfaite, légèrement désaxée, et de cette imperfection sont nés les saisons et la richesse de la terre. Les atouts d’une personne font qu’on l’apprécie. Ses défauts, qu’on l’aime. Il en va de même pour une région. L’Alsace est riche d’atouts et de défauts, et c’est bien pour cela qu’elle est si belle et si attirante ! »
  • Une personne ? « J’ai été au lycée au Lycée Schweitzer, à Mulhouse. J’ai appris à connaitre cet homme grâce a cela. Sans hésitation : Albert Schweitzer. »

Un mot pour la fin ?

« De par mon parcours difficile et des nombreux matchs de tennis difficiles que j’ai pu gagner, j’ai pu apprendre une chose, un fait tout simple : tant que la balle de match n’est pas perdue, rien n’est perdu. Si on aime quelque chose, si on a un rêve, si on a une idée, c’est en se battant jusqu’au bout, en ne lâchant pas prise, que l’on réussit à atteindre ses objectifs. Et si tant est que l’on vient à perdre, à échouer, on aura au moins eu le mérite d’avoir essayé, et on n’aura jamais aucuns regrets, ayant donné tout ce que l’on avait. »

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